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La programmation à l'ère Belqashour : pourquoi les clubs attendent-ils toujours la dernière minute ?

Par أمين لمنور (البطولة)

Publié 3 min de lecture

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Dans le football professionnel, les clubs ne demandent pas l'impossible. Ils ont besoin d'un minimum de clarté pour pouvoir gérer leur saison normalement. Parmi les choses les plus élémentaires figure la connaissance des dates et lieux de leurs matchs. Cependant, ces dernières années, la programmation du championnat national est devenue l'un des dossiers qui maintiennent constamment les clubs dans l'attente, comme si connaître la date d'un match était un privilège accordé par la Ligue à sa guise, et non une donnée essentielle dans un système censé reposer sur le professionnalisme et l'organisation.

La Ligue Nationale de Football Professionnel avait fixé au 24 septembre le coup d'envoi de la compétition. Pourtant, à seulement 12 jours de cette date butoir, les clubs se sont retrouvés dans l'attente de la publication du calendrier des premières journées. Ce retard soulève de nombreuses interrogations sur la gestion de la compétition, d'autant plus que les équipes ont besoin de suffisamment de temps pour organiser leurs préparations, leurs déplacements, leurs réservations et leurs programmes d'entraînement. Elles ne peuvent pas rester otages d'une programmation qui leur parvient à la dernière minute.

Le problème est que cela ne relève pas d'un cas isolé ou d'une circonstance exceptionnelle imposée par le calendrier de la saison. Il s'agit plutôt d'une problématique récurrente ces dernières années, devenue partie intégrante du paysage habituel du championnat national. Les clubs se retrouvent à de nombreuses reprises face à des calendriers tardifs ou des dates sujettes à modification, avant d'entrer dans un nouveau cycle de réorganisation des matchs et des reports, comme si le calendrier n'était pas établi à l'avance mais géré semaine après semaine en fonction des imprévus.

Durant la présidence d'Abdessalam Belqashour à la tête de la Ligue professionnelle, le dossier de la programmation est resté un sujet majeur de discussion concernant la gestion du championnat. Les clubs ont souffert de retards dans l'annonce des dates et de changements fréquents pour plusieurs matchs. La question dépasse désormais la simple affaire d'un match ou de deux journées pour se lier à la capacité de l'instance dirigeante de la compétition à établir et à respecter un calendrier clair et stable, au lieu de laisser les clubs dans une attente permanente des décisions de la Ligue.

Il est étrange de constater que le discours sur le professionnalisme et le développement du championnat ne s'arrête jamais, alors que certains des aspects les plus élémentaires de l'organisation restent incapables d'atteindre le niveau requis. Le professionnalisme ne signifie pas seulement de meilleurs stades, de plus grands investissements, des contrats de joueurs et des cahiers des charges plus stricts ; il implique aussi le respect des clubs et la fourniture d'informations en temps voulu. En effet, une équipe qui ignore la date de son prochain match ne peut pas planifier de manière professionnelle son stage, ses déplacements, son programme d'entraînement ou sa logistique.

Les clubs n'ont pas à découvrir le calendrier du championnat à la dernière minute, ni à considérer chaque retard comme une chose normale. La programmation est une partie essentielle du travail de la Ligue, et il est de sa responsabilité fondamentale de fournir, suffisamment tôt, un calendrier permettant aux équipes de planifier et de se préparer. Cela est d'autant plus vrai dans un championnat qui comprend des clubs également engagés dans des compétitions continentales et diverses obligations, ce qui fait que tout changement tardif de dates se répercute directement sur leurs programmes.

Alors que les clubs se préparent au coup d'envoi d'une nouvelle saison, la même question se pose chaque année : quand la programmation sera-t-elle gérée de manière professionnelle, au lieu d'être une source constante d'attente et de confusion ? Le problème ne réside pas dans le simple retard d'un document administratif, mais dans la répétition de la même approche saison après saison, sans que cela ne devienne une leçon organisationnelle à corriger. Car le développement du championnat commence par le respect des petits détails avant de viser les grands titres.

Source : ElBotola