La Botola Pro, le championnat national professionnel, fait son retour ce jeudi 24 septembre. Cette nouvelle saison soulève de nombreuses questions, au-delà d'être une simple étape supplémentaire dans le calendrier du football marocain. Les clubs ont terminé leurs préparatifs, et les effectifs sont au complet après une période de transferts marquée par des mouvements notables. Les supporters se préparent à retrouver l'ambiance des tribunes, mais les premières journées de la saison donneront également une première indication de la capacité des différents clubs à concrétiser leurs mouvements estivaux sur le terrain.
Le Maghreb de Fès (MAS), tenant du titre, aborde la saison avec une mission totalement différente : défendre le championnat qu'il a remporté la saison dernière. Pendant ce temps, des clubs habitués à la course aux titres, notamment l'AS FAR, le Raja, le Wydad et la RS Berkane, chercheront à s'imposer rapidement dans la compétition. Parmi ces équipes, il sera difficile de dissocier les ambitions de l'ampleur des changements intervenus dans la composition de chaque effectif, d'autant plus que le mercato a redessiné les contours de plusieurs clubs et accru les attentes avant le coup d'envoi de la compétition.
Par ailleurs, la présence des nouveaux promus ne sera pas un simple détail cette saison, car ils devront faire face directement à la pression du championnat et aux exigences de résultats, face à des clubs plus expérimentés en première division. Les premières journées seront l'occasion de découvrir si ces équipes sont capables de s'imposer, ou si l'écart d'expérience se fera sentir rapidement dans la course au maintien et à la réalisation des objectifs.
Cependant, le championnat débutera cette fois avec les premiers signes de confusion au niveau de la programmation, après le report du match AS FAR-Raja de la première journée à une date ultérieure, en raison des engagements internationaux des joueurs de l'AS FAR. Ce début de saison relance le débat sur la gestion du calendrier et la capacité de la Ligue à trouver un équilibre entre les engagements des clubs et des sélections nationales, tout en assurant un démarrage régulier de la compétition.
Malgré tout, il ne sera pas possible de juger la saison dès sa première journée, car le championnat aura besoin de temps pour que les contours de la véritable compétition se dessinent. Certaines équipes misent sur la stabilité, d'autres ont choisi de faire peau neuve, et des clubs entament la saison sous la pression de retrouver leur place, tandis que le Maghreb de Fès aura le défi de conserver son titre. Au milieu de toutes ces considérations, la question la plus importante demeure : assisterons-nous à une saison plus compétitive et régulière, ou les problèmes qui ont émaillé le championnat ces dernières années referont-ils surface ?
